Une vie de prof

Mon blog à moi

04 avril 2008

Lectures

J'ai fait un tour à la Bibliothèque municipale et j'ai emprunté quelques livres.

- à bonne école, de Brighelli. Je commence par celui-là et j'en savoure chaque page.
- L'école de la lâcheté, de Maschino. Parce que les agents de l'EducNat sont des lâches.
- Urgence école, de Bentolila. Pour voir. Mais en général, quand je vois "professeur de linguistique", je fuis!
- Mauvaise langue, de Ladjali, parce qu'en le feuilletant, j'y ai reconnu mes élèves.

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08 août 2007

Sex, drugs & house music

Superstars_Ann_Scott__114503hellHommage aux électro-pouffes camées, héroïnes des romans d'Ann Scott et de Lolita Pille.

Superstars et Hell racontent donc des histoires d'amour torturées qui se terminent mal et qui se déroulent dans le milieu 1esbien pour le premier et de la haute bourgeoisie pour le second.


C'est le genre d'histoire que je lis quand je suis déprimée, quand j'en ai tellement marre de tout mais que je reste si raisonnable au fond et préfère vivre ma transformation en loque humaine dans un livre plutôt qu'en vrai et envoyer balader le monde par connasse de papier interposé.

J'ai évolué quelques années dans l'univers de Superstars. J'ai frénétiquement relu certains passages tellement je n'en revenais pas de reconnaître les personnages et même mon immeuble. Tout ça date de ma seconde adolescence (je suis en perpétuelle crise d'adolescence). En revanche, l'univers de Hell m'est totalement étranger. Mais j'adore le début du livre: « Je suis une pétasse. De celles que vous ne pouvez supporter; de la pire espèce, une pétasse du XVIe, mieux habillée que la maîtresse de votre patron. »

Une connasse, je vous dis...

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21 juillet 2007

La Vie heureuse

--- Ah! tu es avec Olivier depuis quinze jours, tant mieux, bravo, c'est beau l'amour, une fille, un garçon, s'embrasser dans la rue, au bord du lac, sur le quai de la gare, profites-en, Céline, c'est magnifique d'être libre, de ne pas avoir peur, de ne pas mentir. Moi, c'est la guerre. J'invente, j'ai de l'imagination. Cacher, ne pas se plaindre. Je ne pourrai jamais dire qu'une fille me brise le coeur. Je ne suis pas comme toi, Céline. je ne trouve pas ma place. ---

Nina Bouraoui

J'ai commencé par Mes mauvaises pensées, lu d'une traite car c'est un flot continu de pensées, de sa vie, tout est donné dans le désordre, c'est une nouvelle histoire donc ça m'intrigue. Le titre de cette rubrique vient de ce livre. J'ai cherché d'autres livres d'elle à lire, mais j'ai l'impression que je ne ferais que relire ce que j'ai déjà lu. Je voulais donc attendre, oublier un peu cette écriture et ces souvenirs avant d'entamer un autre roman. J'avais fait une exception pour Poupée bella qui se lit trop vite. Trop allusif. Juste des éclairs de pensées, des notes dans un carnet. Et me voilà plongée dans La Vie heureuse, où elle raconte son histoire avec Diane de Zürich. Encore une première fois. On se lit, certes, mais ce n'est jamais comme ça que le choses se sont passées. On cherche son histoire dans celles des autres, mais elle ne s'y trouve pas. A nous d'inventer...


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20 juillet 2007

Muriel Cerf

01b_cov_atv_poche_smallJ'ai commencé par Julia M. ou le premier regard, acheté après avoir lu la 4e de couverture chez un bouquiniste du Quartier Latin. Ça parlait d'amour entre femmes,  et ça m'intriguait alors que je ne me reconnaissais pas encore homo. Je le savais pourtant depuis longtemps; j'aimais des femmes et je désirais des femmes, mais jamais j'aurais dit que c'était là mon destin sentimental, amoureux, sexuel. L'histoire ressemblait ce vers quoi je tendais... mais c'est le style haletant qui m'a plu chez Muriel Cerf. Des phrases longues, des ruptures, comme lorsqu'on pense; de la pensée écrite.

Du coup, j'ai aussi lu et beaucoup aimé Les rois et les voleurs (histoire d'adolescence), l'antivoyage et le diable vert (son voyage en Asie). Puis j'ai arrêté de la lire. Lassée de son style, peut-être? Trop de références, trop hermétique parfois. Mais je n'exclus pas de m'y remettre.

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Les mémoires d'Hadrien

J'ai découvert ce livre en me promenant avec ma meilleure amie, entre l'île St Louis et l'île de la Cité. Il était posé sur le rebord d'un quai mais je ne me suis pas arrêtée. Un peu plus loin, j'ai demandé à mon amie si ce livre était bien. Comme elle m'a répondu que oui, je suis retournée le chercher. Il y était encore.

Plus tard, mon amie se suicidait. Nous avions 20 ans.

J'ai lu ce livre qui parle aussi du deuil et il m'a bercée, consolée. Je redoutais la douceur après la douleur de la perte, mais elle est venue par ce livre. C'est le seul souvenir qui me reste de cette lecture.

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