18 juillet 2008
Homo homini lupus
L'Homme est un loup; il suit la meute.
L'Homme est un chien; il obéit à son maître.
Ces comportements sont malheureusement trop répandus.
16 mai 2008
Et la valse continue...
Quelqu'un qui serait arrivé il y a sept ans dans mon bahut et qui resterait l'an prochain ferait la connaissance de son cinquième chef. L'intérimaire que nous avions cette année s'en va en effet au bout d'un an de non-gestion: on est à 60% d'absentéisme depuis des semaines et je pense que les résultats ne dépasseront pas les 40% cette année.
12 décembre 2007
Brèves
C'est assez relax en ce moment:
Première heure de géographie: 12 élèves présents, sur une classe de 23 inscrits. J'en vire deux pour bavardages incessants, fou-rires et autres "dieu m'a donné une bouche, c'est pour que je m'en serve. Et puis vous aussi vous n'arrêtez pas de parler." Oui c'est ça, au revoir!
Je veux bien à 13 ans, mais à 18-19 ans, faut arrêter.
Deuxième heure, après la récré: 8 élèves. Parmi les absents, les deux que j'ai virés, plus un qui est parti parce que ça fait trop long une journée de sept heures et un autre je ne sais pas pourquoi.
Plus rien ne m'étonne; au contraire, j'apprécie de plus en plus de pouvoir faire cours comme je l'entends, avec des élèves intéressés, qui écoutent, posent des questions... normaux, quoi!
Le "curé" me boude. Je sais très bien pourquoi, mais je m'en fiche. Là, je n'ai pas envie de me lancer dans d'interminables débats sur le pourquoi-il-faut-être un chouïa plus sévère nom d'un chien; on verra tout ça plus tard, quand le cours normal des choses aura repris.
Plus de chauffage dans l'établissement. Mais peu sont ceux qui s'énervent; c'est comme si le froid nous avait saisis. C'est vrai; moi-même, ça m'indiffère. Il fait plutôt bon dans ma salle, exposée plein Sud (le soleil brille en ce moment).
Quand je disais que plus rien ne m'étonnait.
Et on n'est qu'en décembre...
14 novembre 2007
J -9 avant le début des mutations
Je suis plus que prête!
C'est certainement ce qui me motive encore pour terminer cette année scolaire: la certitude de pouvoir quitter le bahut, la région... J'ai entre 500 et 600 points pour gagner une académie qui nécessite entre 200 et 300 points. Quant au poste que j'aurai une fois là-bas: on verra bien. Je me prépare à tout et j'espère que j'aurai un peu de chance.
C'est quand même formidable, internet. Grâce à ça, j'ai pu avoir une petite idée des conditions de travail dans les autres académies, les taux de réussite lycée par lycée, les localiser géographiquement, obtenir leur n° de téléphone, les formations proposées, j'ai également pu trouver la liste des postes spécifiques, connaître le nombre de points nécessaires pour obtenir telle ou telle zone... alors qu'avant, il fallait se fier à des informations très incomplètes de collègues syndicalistes (ah, le lycée Léonid Brejnev il paraît que c'est pas mal...)
Tenir encore six bons mois. Je n'ai plus envie. Plus envie de ces classes-garderie, où seuls 5 à 10 élèves travaillent sérieusement. Plus envie de croiser des "amis de dix ans" qui ne me disent plus bonjour. Plus envie de courir après les manuels qui disparaissent ou le papier pour la photocopieuse.
Ce que ça va être long!
Et qu'est-ce que je m'emmerde en attendant. J'aimerais tellement pouvoir travailler dans des conditions acceptables, retrouver ma motivation...
27 septembre 2007
Profil bas
Je pense que c'est ce qu'il va me falloir adopter si je veux être tranquille.
On ne peut pas vraiment parler de chasse aux sorcières, mais j'ai l'impression que mes critiques sont malvenues. Si jamais je me retrouve en difficulté, je ne devrai compter que sur moi-même et quelques personnes. Je n'ai plus la liberté de ton que j'avais l'an dernier.
Rester en retrait, ouvrir l'œil et écouter les bruits de couloir. Répéter que "tout va bien".
10 septembre 2007
Finalement...
Finalement mes petits secondes ne sont pas aussi au point que ça: outre le joli mélange qu'ils ont dans leurs têtes, il y en a qui essaient d'en avoir une forte, de tête. Mais ce n'est pas bien méchant.
Il y en a un qui me dit Han... vous en savez des choses, Madame!
Bah oui, je suis payée pour ça.
Et plus tard, devant mon incapacité à dire si oui ou non Maupassant a contribué à l'invention du mot "clochard": Ah bah finalement vous ne savez pas tout.
Finalement, j'arrive très bien à garder ma langue sur quelques indiscrétions qui me brûlaient les lèvres il y a peu. Elles concernent le changement de chef et sont in fine très bien là où je les garde.
Pourvu que personne ne la ramène, comme j'ai entendu un prof dire à un élève "On a enfin réussi à se débarrasser de X.X."
Mais je crois que je suis un peu trop optimiste.
Je ne pense pas qu'il y ait un héritage à défendre, mais je sens que le couplet passage de l'ombre à la lumière va vite me taper sur le système...
03 septembre 2007
Le système est malin
Il nous envoie régulièrement de nouveaux personnels de direction qui racontent exactement la même chose que leurs prédécesseurs, tombés en désuétude. Plus dans le coup, coupés de la réalité du métier, de la cité et tout et tout... Alors que le nouveau, il est tout frais, avec des projets et des rêves plein la tête (ça se voit, non? Il est pas con, hein? J'aime bien ce qu'il a dit...)
Mais si on écoutait un peu mieux ce que les gens disent au lieu de leur prêter des intentions qu'ils n'ont pas, on se rendrait compte de la chose.
Bon OK, il y en a qui savent mieux emballer que d'autres.
10 août 2007
Les gens sont cons (certains, en tout cas)
Je suis d'humeur massacrante en ce moment... Ces vacances sont trop longues, je m'ennuie à mourir et puis ce temps pourri ne m'incite pas vraiment à sortir de chez moi. Donc je ressasse.
Je n'en reviens pas de ne plus voir en certains collègues qu'un ramassis de débiles qui fonctionnent avec des schémas simplistes du style fort/ faible exploiteur/exploité chef/subordonné bourreau/victime alors que nous en sommes loin, quand même, dans ces établissements difficiles et délabrés. Des lâches qui n'oseraient jamais s'en prendre à leurs 1PR comme ils s'en sont pris à leur chef d'étab1issement. Pourtant il y aurait de quoi faire, avec ce qu'ils nous sortent quand ils viennent nous voir. Tss, ils savent très bien qui tient les cordons de la bourse, ils ne vont quand même pas se fâcher avec ceux qui leur permettent de gravir les échelons. Parce que ce n'est pas le malheureux demi-point annuel du chef qui le permettra. Et ça dit lutter contre le système!
Ils auraient pu en rester aux traditionnelles chamailleries chef/pas chef, mais il a fallu qu'ils soient abjects, la rendant responsable de tout: de la démotivation des profs, de la dureté des élèves, des difficultés à procréer des unes (très étonnant à 35 ans passés, n'est-ce pas?), des maladies des autres (et pas des moindres)...
Maintenant elle est partie.
Comment vais-je faire pour les saluer sans leur cracher dessus? Comment vais-je faire pour supporter leurs rires lorsqu'ils se raconteront leur noble combat? Comment est-ce que je vais survivre au sentiment de supériorité du sous-chef, à son besoin d'être admiré? Heureusement que les CPE restent.
C'est ma dernière année ici. Je vais tout me permettre. Fini de prendre des pincettes avec ces gamins qui se prennent pour Les Adultes.
Je me demande comment le nouveau chef va se débrouiller. Qu'est-ce qui a bien pu le pousser à accepter ce poste, alors qu'il était sous-chef dans un établissement plein de moyens, cent fois plus intéressant que cette arrière-cour grisâtre aux salles lugubres, dont les profs font la gueule cinq jours sur sept et qui ne fonctionne qu'avec des bouts de ficelle?
Et.merde! Maintenant qu'on s'entendait si bien il a fallu qu'elle parte.
A La Poste aussi c'est des cons
Colissimo envoyé lundi et toujours pas arrivé. Le pire avec ce truc, c'est que je sais exactement où il est mon colis: il a passé deux jours à Gennevilliers avant d'échouer dans le XVIIIe où il attend toujours...
(ça ira mieux dans trois semaines)
20 juillet 2007
Nouveau chef
Je viens d'apprendre que nous aurons un nouveau chef à la rentrée.
Un poste plus intéressant a été proposé au nôtre, si controversé. Deux années épouvantables (pour les deux parties) s'achèvent donc et nous serons une petite dizaine, je pense, à regretter ce départ inattendu le jour de la pré-rentrée.
Certains auront des sourires de ravis de la crèche. La plupart attendra et se fera une opinion au fil du temps. Normal...
J'ai eu une grosse crise de larmes en apprenant la nouvelle. Je m'y étais énormément attachée... Et ce n'est pas qu'à cause de ses qualités professionnelles.
25 juin 2007
La répartition idéale n'est pas pour cette année
Ça ne s'arrange pas vraiment, ces histoires de répartition. Il y a de fortes chances que nous partions en vacances sans savoir qui aura l'ECJS de la classe X ou les heures d'Histoire de la classe Y.
Les tractations sont sans fin et les paramètres à prendre en compte se multiplient.
J'ai également essayé de m'y coller, mais il s'avère impossible de respecter toutes les contraintes. Pour simplifier:
1 - chacun suit ses classes
2 - à chacun l'aide individualisée et l'ECJS de ses classes
3 - toutes les heures d'ECJS qui nous incombent doivent être prises
4 - pas d'heure sup possible pour les temps partiels et bénéficiaires de décharges
5 - le BMP ne doit avoir qu'une seule matière sinon on va encore attendre 3 mois les remplaçants
6 - il y a des règles à respecter dans l'attribution des heures de FLE
Cela fait un mois que chacun retourne les heures dans tous les sens, mais personne ne trouve de solution satisfaisante. Toutes les propositions, qu'elles émanent du chef ou des collègues, loupent plus ou moins de contraintes, mais bien sûr, c'est l'attitude du chef qui est scandaleuse et inspire une fois de plus des lettres indignées aux zinstances supérieures...
